Cigarettes et crise d’angoisse

L’addiction nicotinique est particulièrement pernicieuse, parce qu’elle est à la fois sédative et stimulante. On peut fumer une cigarette pour se calmer les nerfs, mais, si la même personne fume avant un repas ou si elle fume trop, cela peut la rendre très agitée, ou même déclencher une crise de panique. La littérature médicale mentionne des crises de panique pendant le sevrage tabagique, et il n’est pas inutile de signaler que cela peut aussi survenir des mois après le sevrage complet. Mais ne prenez pas ce prétexte pour continuer à fumer ! Ces crises seront passagères. Un autre point important à signaler : si vous réduisez votre consommation de tabac de plus d’un tiers à la fois, vous pouvez éprouver tous les symptômes du sevrage complet. Cela dit, certains peuvent cesser de fumer sans avoir aucun symptôme ; d’autres peuvent n’éprouver que le manque. Un mot pour rassurer ceux qui ressentent des symptômes physiques et émotionnels graves : ce n’est pas une question de manque de volonté, mais plutôt de biochimie personnelle. Certaines personnes peuvent avoir beaucoup de mal à s’arrêter de fumer pour cette raison, ou éventuellement à cause d’un facteur allergique caché. N’importe quelle substance absorbée quotidiennement par le corps peut cacher ou masquer une allergie ; les symptômes apparaissent lorsque le corps est privé de cette substance. Certaines personnes s’inquiètent de leur dépendance à la nicotine sans pour autant parvenir à cesser de fumer, et ce malgré de nombreuses tentatives. Ceux qui prétendent qu’il suffit pour cela d’un peu de volonté ont tendance à les mépriser un peu. La volonté entre certainement en jeu, mais, pour le fumeur allergique physiquement dépendant, il s’agit de bien autre chose : la faiblesse ou le manque de volonté ne peuvent pas faire gonfler les articulations, causer des problèmes cutanés et autres symptômes.

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