Comment reconnaître les symptômes de la claustrophobie ?

La sécurité obsède bien souvent les claustrophobes : que se passerait-il si le train déraillait et qu’ils ne puissent s’en échapper ? Si l’ascenseur tombait en panne entre deux étages ? Si l’air venait à manquer ? Généreux, ils s’inquiètent aussi pour leurs proches. Mais la claustrophobie se fait parfois plus abstraite, moins évidente. Sont aussi claustrophobes certaines personnes qui redoutent au-delà de toute raison de se trouver ligotées par les liens du mariage ou de signer un contrat de travail trop précis. La sécurité leur semble résider dans la liberté de mouvement, dans la mobilité. Georges était de ceux-là. Claustrophobe au dernier degré, il ne supportait pas de fermer la fermeture Éclair de son blouson. Cela faisait la troisième fois qu’il échouait à son examen universitaire alors qu’il était pourtant un brillant étudiant, intelligent et travailleur. Alors, pourquoi ces paniques au beau milieu des épreuves ? Ce qui faisait peur à Georges, ce n’était pas tant d’affronter l’examen, ni même de le réussir, mais le fait que s’il passait son diplôme il serait dès ce moment comme sur des rails : il trouverait un job, aurait un bon salaire et adopterait un style d’existence conforme à son rang social. L’idée de cette vie bourgeoise et étouffante qui, il en était sûr, finirait de fil en aiguille par être la sienne suffisait à lui faire froid dans le dos !

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