Des objets fétiches pour lutter contre la crise d’angoisse

Certaines personnes se raccrochent à divers objets qui les sécurisent d’une façon plus ou moins magique lorsqu’elles sortent de chez elles comme un sac à main, une canne, un parapluie, un landau, un chien que l’on tient en laisse, un journal que l’on tient à la main. D’autres fois, ce sera un comprimé de tranquillisant que l’on absorbera pour conjurer la peur ou encore que l’on gardera précieusement dans sa poche sans même avoir besoin de l’avaler. Mais on sait qu’il est là, que l’on peut faire appel à lui en cas de nécessité. L’alcool aussi sert souvent à se donner du courage. Un petit verre avant de sortir, un autre verre en cours de route et l’on se sent alors prêt à affronter vaillamment le monde et ses dangers. Ces personnes, ces objets divers, ces gris-gris que la personne phobique utilise pour se prémunir contre le mauvais sort, les psychiatres les appellent des objets contre-phobiques. Si l’objet contre-phobique est indispensable au phobique, les relations qu’il entretient avec lui sont pleines d’ambiguïté. Car justement, en raison de son caractère indispensable, l’objet contre-phobique a vite fait de devenir pesant. Et puis, il faut le dire, ces objets contre-phobiques ne sont pas la panacée. Bien sûr, ils diminuent l’angoisse, mais ne l’annulent pas totalement. S’ajoute même une peur supplémentaire : celle de se voir privé de son objet contre-phobique…

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