La honte de la crise d’angoisse

Outre la souffrance engendrée par les crises d’angoisse, s’ajoutent encore à cela la peur d’être ridicule, la honte d’avoir peur. Que penseraient les gens, se dit la personne atteinte d’attaques de panique, si elle se mettait à crier en pleine rue ? Si elle tombait inanimée sur le bitume ? A l’évidence, on ne comprendrait pas, on se moquerait d’elle. Et ses amis ? Il n’est pas pensable de leur avouer des peurs aussi ridicules ! Il faut donc biaiser, travestir la vérité, mentir. Le mensonge est d’ailleurs autant destiné à soi-même qu’à son entourage, tant il est douloureux de se reconnaître dans ce personnage ridicule que l’on a tendance à devenir. Mieux vaut donc se dire que si l’on ne part pas en vacances, c’est parce que Paris est si agréable au mois d’août. Si on ne prend pas le métro, c’est en raison des mauvaises rencontres que l’on y fait et si on ne traverse pas les rues, c’est parce que les chauffards sont légion…

oui-je-veux-sauver-mon-couple