Le trac ou la peur de parler en public (et le bégaiement…)

Dans sa forme mineure, il s’agit du bête trac qui saisit celui qui doit parler devant une assemblée, un groupe ou un public. De nombreux artistes et orateurs sont sujets au trac : se souviendront-ils de leur texte, que va-t-on penser d’eux, seront-ils bons ? Dans la plupart des cas, l’angoisse se dissipe en grande partie dès que l’on commence à parler. Mais il existe des cas plus graves où, au lieu de se dissiper, l’angoisse ne fait que croître et embellir. Rapidement, la panique s’installe, les idées se troublent, le discours devient flou, hésitant, imprécis. L’orateur ne trouve plus ses mots, hésite, bégaie. Les mécanismes phobiques jouent un rôle important dans la plupart des bégaiements. Les pires craintes du phobique se réalisent donc. Il tente alors, lorsque cela est possible, d’abréger son intervention et de fuir. Plus tard, il passera en revue toutes ses maladresses, ruminera sans fin son échec. Et, bien entendu, là encore, il fera appel à la célèbre tactique phobique : l’évitement. Ah, on ne l’y reprendra plus, à parler en public ! II fuira donc réunions et discours, et se terrera dans son coin. Jusqu’au jour où, acculé… Dans certains cas, la peur de parler en public dépend de façon étroite du type de situation auquel on se trouve confronté : tel professeur, qui se sentait parfaitement à son aise lorsqu’il devait faire un cours devant un amphi plein d’étudiants, perdait totalement ses moyens dans un congrès réunissant ses pairs. Il se révélait alors tout à fait incapable de poser la moindre question. Que diraient ses collègues s’il bafouillait tout à coup, ou s’il posait une question trop banale, trop stupide ? Non, mieux valait se taire et même, pour plus de sécurité, rester chez soi. Dans d’autres cas, c’est la simple présence d’une certaine personne dans la salle qui déclenche la panique phobique : un parent, sa mère, sa femme, son fils, la présence d’une femme trop belle…

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