Les causes de la phobie sociales

C’est souvent aux environs de la puberté que cela commence. Mais, en y réfléchissant, l’on se rend compte que déjà durant l’enfance on n’était pas très sûr de soi, un peu émotif, un peu timide, un peu effacé. Puis on se met à redouter une situation donnée et, surtout, à avoir peur que cela se remarque : que vont penser les autres si je me mets à rougir, à transpirer, à trembler, à bégayer ? Je serai alors ridicule et c’en sera fini de moi. Jamais je n’oserai me représenter devant eux. Ils se moqueront, se gausseront, me montreront du doigt, éclateront de rire. De la honte à la culpabilité, il n’y a qu’un pas : tout cela est de ma faute, je suis un moins que rien, un minus, un raté. Et ensuite l’angoisse monte à la façon d’un soufflé. Bien sûr, quand le phobique se trouve confronté à la situation qu’il redoute, il ne manque pas de se montrer maladroit, ce qui ne fait que le confirmer dans sa conviction d’être un incapable. Alors, que faire ? Fuir, éviter bien sûr, puisque c’est là la tactique du phobique. Mais, comme on l’a vu précédemment, plus on évite et plus cela renforce la peur de la situation qu’on évite. Plus on fuit et plus on a peur ; plus on a peur et plus on fuit. Il arrive qu’en dehors de la situation que l’on craint particulièrement, tout aille bien par ailleurs. Par exemple, certaines personnes ne réagissent sur le mode phobique que si elle sont confrontées à un certain type d’interlocuteur : untel perdra tous ses moyens en face d’une trop belle femme (ou l’inverse), tandis qu’un autre redoutera, en revanche, d’être confronté avec quelqu’un d’autoritaire et de la génération de ses parents. Mais il se peut très bien que ces mêmes personnes se montrent tout à fait à leur aise avec leur famille et leurs collègues de bureau. Dans d’autres cas, il n’en va malheureusement pas de même : on se met à craindre les situations les plus diverses, les rues pleines de monde, la foule des transports en commun, des salles de spectacle ou des restaurants.

oui-je-veux-sauver-mon-couple