Souffrez-vous d’agoraphobie avec ou sans attaque de panique ?

On distingue deux sortes d’agoraphobes. Les premiers sont sujets à des attaques de panique, de brutales crises d’angoisse qui les prennent parfois sans raison apparente, n’importe où et n’importe quand, mais qui, le plus souvent, surviennent sur les lieux mêmes qu’ils redoutent le plus, c’est-à-dire lorsqu’ils sont coincés loin de chez eux, pris dans un embouteillage ou baignant dans une foule dense. Vous connaissez ces attaques de panique brutales et incoercibles : le coeur bat la chamade, on respire mal, on étouffe, on tremble, on a chaud, on a froid, on transpire, des fourmillements apparaissent dans les mains, les pieds, le visage, on se sent faible, les jambes deviennent molles, on a l’impression que l’on va perdre l’équilibre. Le monde autour de soi se transforme, devient étrange. Quelquefois, ce sont des nausées, des vomissements, d’inexplicables diarrhées, des douleurs inquiétantes dans la poitrine. Et puis, toujours cette envie de crier, cette impression que l’on perd le contrôle, que l’on est en train de devenir fou. On va mourir, là, maintenant, dans l’indifférence générale, abandonné par tous.

Mais d’autres agoraphobes n’ont jamais de peurs aussi violentes. Ils vivent plutôt dans un état d’angoisse permanent à l’idée de devoir quitter le lieu, l’objet ou la personne sécurisants.

En définitive, à quoi peut-on reconnaître un agoraphobe ? Plus que l’intensité de la peur, plus que le type de situation redouté, c’est davantage le fait de fuir, d’éviter à tout prix les situations où il craint de se retrouver livré à lui-même, sans aide à attendre de qui que ce soit, qui caractérise l’agoraphobe.

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