Souffrez-vous de la solitude de l’agoraphobe ?

Sur le plan du caractère, l’agoraphobe est un inquiet, un angoissé qui doute de tout, de lui et des autres, qui manque de confiance en lui-même et qui, de ce fait, subit tout passivement, fuit les responsabilités, manque d’initiative. Prendre des décisions est un supplice : partira-t-on en vacances, ira-t-on au théâtre ? Ne pas partir signifie qu’on abdique, qu’on fait payer ses propres difficultés à ses enfants, son conjoint. A l’inverse, partir signifie qu’on fasse des réservations, qu’on s’engage. On sera alors pris au piège, on ne pourra plus reculer. Le besoin de sécurité de l’agoraphobe le place généralement en situation de dépendance vis-à-vis de son entourage. Un entourage parfois gentil, parfois prévenant, mais qui pourtant comprend mal ses difficultés. Il ne faut donc pas s’étonner si notre agoraphobe se sent parfois agressif, s’il fait preuve d’impatience. De toute façon, l’agoraphobie tend à dresser un mur infranchissable entre soi et les autres, ne serait-ce que parce que, quand on ne sort plus de chez soi, par la force des choses on ne voit plus grand monde. Et puis, établir des relations sociales est aussi une forme d’enfermement : les rendez-vous griffonnés sur son agenda deviennent autant de pièges auxquels on ne peut plus échapper et qui font inéluctablement naître une intolérable, une étouffante sensation de claustrophobie. D’un autre côté, rester seul est également intolérable. Alors ? Il n’est jamais simple de vouloir tout à la fois la liberté et la sécurité

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