Souffrez-vous de phobie sociale ? Les symptômes…

Avoir peur des autres, de ses semblables, de ses frères, de ses soeurs au point de rougir sans raison, de bégayer ou même de ne pas parvenir à articuler un mot, au point de ne pas pouvoir se livrer à des actes aussi simples, aussi élémentaires que de manger ou de boire, au point de ne pas oser utiliser des toilettes qui pourtant ferment à clé, est-ce bien raisonnable ? Non, ce n’est pas raisonnable, et d’ailleurs cela ne se raisonne pas. Cela ne se raisonne pas plus que les blocages sexuels, quand la peur bloque toute possibilité de plaisir. Combien existe-t-il de phobiques sociaux ? Bien malin qui le sait : qui avouera de bon coeur trembler à l’idée de devoir serrer la main à une personne du sexe opposé ? Qui parlera de son incapacité à aller aux toilettes ailleurs que chez soi ? Qui s’étendra sur sa terreur à l’idée de se mettre à rougir de façon intempestive ? Personne, évidemment. Les phobiques sociaux se camoufleront donc sous des étiquettes extrêmement variées. En fait, tout dépend de la personne qui vous jauge : vos voisins parleront volontiers de « timidité maladive ». Votre médecin généraliste optera plutôt pour « de l’angoisse chronique » ou de la « spasmophilie ». Quant à votre psychiatre, s’il pose le diagnostic de « névrose d’angoisse » ou « d’hystérie », ce ne sera que demi-mal : il aurait tout aussi bien pu vous étiqueter « schizophrène » !

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